Traduire un audio en texte dans une autre langue : le bon ordre

Traduire un audio en texte dans une autre langue : le bon ordre

Traduire un audio en texte dans une autre langue demande deux étapes distinctes : transcrire, puis traduire. Beaucoup d'outils font croire que tout se joue en une seule passe. En réalité, c'est précisément là que le sens se déforme : un mot mal transcrit se traduit mal, et une phrase parlée traduite mot à mot sonne faux une fois écrite.

Ce guide ne réexplique pas comment transcrire un audio : si c'est votre point de départ, notre guide complet de la transcription couvre cette étape, et notre guide sur la précision traite le cas d'un enregistrement bruyant, accentué ou à plusieurs voix. Ici, on se concentre sur ce qui se joue entre la transcription et la traduction : l'ordre à respecter, ce qui casse quand on traduit une transcription orale telle quelle, et comment garder le sens intact d'une langue à l'autre.

Pourquoi traduire « en une passe » abîme le sens

Un audio contient de la parole, pas du texte écrit. Une phrase parlée a des hésitations, des reprises, des idées qui s'enchaînent sans ponctuation, parfois deux idées dans la même respiration. Un texte écrit, lui, a des phrases délimitées, une ponctuation qui porte le sens, des paragraphes.

Un outil qui traduit l'audio directement doit faire les deux conversions en même temps : oral vers écrit, et langue source vers langue cible. Chaque erreur de la première conversion se propage dans la seconde. Signes typiques d'une traduction faite en une seule passe, sans étape de nettoyage intermédiaire :

  • des hésitations transcrites puis traduites littéralement (« alors, euh, ce qu'on avait dit c'est que, enfin je veux dire » devient une phrase tout aussi confuse dans la langue cible)
  • des idées orales sans ponctuation qui ressortent comme un seul bloc de texte illisible une fois traduites
  • un mot mal reconnu par la reconnaissance vocale qui se transforme en contresens dans la langue cible, sans qu'on puisse remonter à l'erreur d'origine

Un texte source nettoyé aurait donné une phrase claire dans chacun de ces trois cas.

Le cas des sous-titres bilingues sur une vidéo suit une autre logique, centrée sur le minutage et le nombre de caractères par ligne. On a un guide dédié pour ce cas-là. Ici, l'objectif est un texte lisible dans une autre langue : un document, un compte-rendu, un article, synchronisé à rien d'autre qu'à sa propre lecture.

Le bon ordre : transcrire, nettoyer, puis traduire

Étape 1 : transcrire d'abord, dans la langue source

La première conversion (audio vers texte) doit se faire dans la langue parlée, pas dans la langue cible. C'est la seule façon d'obtenir une reconnaissance vocale fiable : un modèle de reconnaissance vocale est entraîné et évalué langue par langue. Subanana benchmarke en continu plusieurs modèles de reconnaissance vocale et route chaque transcription vers le plus performant pour la langue source que vous indiquez à la création du projet. Vous n'êtes donc pas dépendant d'un seul moteur. C'est aussi à cette étape, avant même que la transcription ne démarre, que se choisit la langue de traduction cible.

Étape 2 : passer de l'oral à l'écrit avant de traduire

C'est l'étape que la plupart des outils sautent, et c'est elle qui fait la différence. Avant de traduire, le texte source doit ressembler à de l'écrit : ponctué, découpé en paragraphes, débarrassé des hésitations qui n'apportent rien au sens.

En mode Transcript et en mode Réunion, Subanana applique systématiquement la ponctuation automatique et la reconstruction des paragraphes, et retire par défaut les mots de remplissage (« euh », reprises, faux départs) pour donner un texte propre. Cette règle ne s'applique volontairement pas au mode Sous-titres, où garder le débit naturel de la parole est la convention attendue.

Traduire une transcription déjà nettoyée donne une traduction plus fidèle qu'une traduction du texte brut. La raison est simple : que la traduction soit faite par une personne ou par un moteur automatique, elle se fait mieux sur des phrases complètes que sur un flux ininterrompu de mots.

Étape 3 : c'est le texte nettoyé qui part en traduction

Une fois le texte source propre, Subanana lance la traduction vers la langue cible choisie à l'étape 1. Le nombre de langues cibles disponibles en une seule fois dépend du mode : en mode Transcript ou Réunion, une seule langue de traduction par tâche ; en mode Sous-titres, plusieurs langues cibles dans la même tâche. Sur Subanana, la traduction est aujourd'hui incluse dans le prix de la transcription.

Étape 4 : vérifier le vocabulaire spécifique avant de publier

Un nom propre, un terme technique ou une expression métier mal orthographiée dans la transcription source se traduit mal, quel que soit le moteur de traduction utilisé. Un glossaire, une liste de termes à ne pas déformer valable pour tout l'espace de travail ou attachée à un projet précis, évite ce problème en amont plutôt que de corriger après coup. Cette fonction n'a rien d'exclusif à Subanana : la plupart des outils de transcription sérieux proposent un vocabulaire personnalisé. La vraie différence se joue sur le détail : listes par projet ou liste unique, import en masse, marquage terme universel ou propre à une langue.

Quatre étapes pour traduire un audio en texte dans une autre langue : transcrire, nettoyer, traduire, vérifier

Un cas particulier : plusieurs langues cibles à partir d'un seul audio

Si vous devez produire le même contenu en plusieurs langues écrites à partir d'un seul enregistrement, par exemple un compte-rendu multilingue ou une documentation traduite pour plusieurs marchés, le mode Sous-titres permet plusieurs langues cibles dans une même tâche, export bilingue SRT compris : un fichier unique avec le texte source et sa traduction, l'une au-dessus de l'autre. Le compromis à connaître : le mode Sous-titres ne force pas la ponctuation automatique et la reconstruction des paragraphes décrites à l'étape 2, puisqu'il est conçu pour garder le débit naturel de la parole. Pour un document destiné à être lu (et non sous-titré), relire et reponctuer le texte source avant de lancer les traductions reste utile même dans ce mode.

Comment appliquer ce flux de travail avec Subanana

  1. Créez un projet en mode Transcript (pas Sous-titres), indiquez la langue parlée de l'enregistrement et choisissez dès la création la langue de traduction cible.
  2. Laissez le nettoyage automatique faire son travail : ponctuation, paragraphes, retrait des mots de remplissage par défaut.
  3. La traduction se lance sur le texte nettoyé, vers la langue choisie à l'étape 1, sans coût additionnel actuellement.
  4. Relisez le texte source nettoyé avant d'exporter ; c'est l'étape où une éventuelle reformulation manuelle est la moins coûteuse.
  5. Exportez. L'export de fichier (SRT/VTT/TXT/DOCX/XLSX/MD) est réservé aux plans payants ; le plan gratuit permet de prévisualiser les 15 premières minutes de chaque fichier dans l'éditeur, avec jusqu'à 3 langues de traduction, mais sans export de fichier.

Questions fréquentes

Comment transformer un audio en texte écrit ?

C'est l'étape de transcription, qui précède celle décrite dans ce guide : un outil de reconnaissance vocale convertit l'audio en texte, puis restitue la ponctuation et les paragraphes. Notre guide complet de la transcription détaille cette étape pas à pas.

Est-ce que ChatGPT peut transcrire un audio ?

ChatGPT peut traiter de l'audio dans certains contextes, un message vocal dans l'application par exemple, mais ce n'est pas un outil de transcription dédié : il n'est pas construit pour transcrire un fichier long avec identification des locuteurs, ni pour exporter un fichier prêt à l'emploi. Notre comparatif détaillé creuse la question point par point ; pour un fichier existant que vous voulez transcrire puis traduire proprement, un outil dédié à la transcription reste le chemin le plus direct.

Quel est le meilleur transcripteur audio gratuit ?

Aucun outil n'est universellement « meilleur ». La plupart des offres gratuites, Subanana comprise, sont des offres de prévisualisation plutôt que d'export : vous pouvez tester la qualité de la transcription, et de la traduction, sur les premières minutes d'un fichier, sans que cela garantisse de pouvoir exporter le résultat sur un plan gratuit. Le bon réflexe est de tester un extrait court sur votre propre audio avant de choisir, plutôt que de se fier à un classement générique.

Comment puis-je transcrire gratuitement un audio en texte ?

Sur Subanana, le plan gratuit permet de tester le résultat sur les 15 premières minutes d'un fichier avant d'exporter quoi que ce soit ; l'export du fichier obtenu (texte ou sous-titres) est réservé aux plans payants. D'autres outils gratuits du marché suivent une logique voisine, avec leurs propres limites de durée et d'export.


Le maillon qui lâche le plus souvent dans une traduction audio est le texte intermédiaire qu'on fait traverser aux deux moteurs. Un texte source encore plein d'hésitations orales piège la traduction dans les mêmes défauts ; un texte nettoyé, ponctué, débarrassé des faux départs, se traduit comme n'importe quel document écrit. Vous pouvez tester ce flux sur votre propre enregistrement avec l'outil de transcription Subanana.